Crise des migrants en Europe : état des lieux

Les programmes d’intégration des migrants en Europe souffrent de nombreuses insuffisances. En effet, un manque de coopération criard s’observe entre les différentes autorités locales et nationales. C’est ce qui ressort du rapport conjoint de la Commission et de l’OCDE. Tout cela a conduit à la publication d’un rapport qui recense les obstacles majeurs liés à l’intégration des migrants. Le rapport est axé  sur les enquêtes faites dans plus de 72 villes.

Une situation alarmante

Pratiquement 90% des personnes qui ont été sondées ont fait mention de l’absence de coordination avec les Etats. Par ailleurs, plusieurs villes en Europe ne possèdent pas d’importantes infrastructures pour accueillir en urgence. Le document ne manque pas non plus de mettre l’accent sur le besoin d’un meilleur suivi, quant aux différentes politiques d’intégration. Le moyen optimal pour l’atteinte de cet objectif est de travailler avec les ONG, les partenaires privés et les migrants concernés.

Par ailleurs, accueillir des migrants serait une chose positive pour les économies nationales. Il a été prouvé que l’existence de communautés de migrants comporte des atouts. C’est surtout le cas dans les quartiers défavorisés, puisqu’il en résulte une forte demande en commerce local. Mieux, les activités culturelles sont diversifiées.

Plus loin

Le rapport met en évidence une douzaine de points importants qui seront utiles aux décideurs politiques à différents niveaux. Cela peut être local, régional ou national. Ces informations décrivent de quelle manière rendre meilleure, l’optimisation des programmes d’intégration. Les migrants pourront ainsi accéder aux ressources financières, de même qu’à plusieurs autres dispositifs. Selon des chiffres datant de 2016, plus de 5 millions de personnes se sont installées de façon définitive dans les pays de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE).

D’autre part, la crise des migrants déstabilise complètement l’Europe. Trois ans plus tôt, Angela Merkel était perçue comme Mère Teresa pour l’ouverture des frontières allemandes à des milliers de réfugiés du Proche-Orient. Actuellement, le tableau est tout autre. Des images d’extrémistes de droite poursuivant des étrangers dans les rues à Chemnitz ne cessent de défrayer la chronique. Mieux, ils font le salut hitlérien. Le fossé est vraiment très important quant à  l’illustration du revirement du changement de la situation, et pas qu’en Allemagne. C’est toute l’Europe qui est en proie à la crise des réfugiés. Cela s’est en plus accentué depuis 2015 grâce à l’arrivée de plus de deux millions d’entre eux dans l’Union Européenne.